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Projets urbanistiques dans le Montréal métropolitain – Le Projet Bonaventure

Vue aérienne de l'autoroute Bonaventure et du canal Lachine avec le centre-ville de Montréal en arrière-plan
Vue aérienne de l’autoroute Bonaventure et du canal Lachine avec le centre-ville de Montréal en arrière-plan

 

 

Introduction

Le projet de l’autoroute Bonaventure est un des plus importants en matière d’aménagement urbain à Montréal. Il concerne le tronçon compris entre la rue Notre-Dame (où elle débute) et le canal Lachine, aménagé sous forme de pilotis et dont la Ville en est le propriétaire. Comme cette structure est jugée vétuste (elle date des années 1960 !!!) la municipalité a décidé de la transformer en boulevard urbain situé au niveau du sol. Cette opération constitue par ailleurs la colonne vertébrale du Projet Bonaventure qui vise à redynamiser une entrée majeure au centre-ville de Montréal, mais aussi à retisser des liens avec les secteurs adjacents par le biais d’interventions publiques stratégiques et de la desserte en transports collectifs.

http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=8957,99621702&_dad=portal&_schema=PORTAL

L'autoroute Bonaventure après sa construction, en 1966
L’autoroute Bonaventure après sa construction, en 1966

Historique et origine du projet

L’autoroute Bonaventure a été construite en 1966. La portion comprise entre la rue Notre-Dame, où débute l’autoroute 10 (également connue sous le nom d’Autoroute des Cantons-de-l’Est) qui rallie Montréal à Sherbrooke au canal Lachine possède la particularité d’être une structure aménagée sur pilotis. Au fil des ans, cette dernière est devenue trop vétuste, ce qui a poussé la Ville de Montréal, propriétaire de cette section autoroutière, de la remplacer par un boulevard urbain aménagé au sol, plutôt que de la rénover. Ce projet s’inscrit dans le but de réaménager un accès majeur au centre-ville de Montréal et de constituer un lien vers les quartiers avoisinant l’autoroute.

Le projet de réaménagement de l’autoroute Bonaventure a vu le jour en octobre 2011. Sa livraison a été prévue pour la fin de 2017, avec l’achèvement des travaux liés aux infrastructures , aux rues, aux trottoirs et aux lieux publics. Il faut noter par ailleurs que le nouveau boulevard urbain qui a été créé au nord de la rue Wellington a été baptisé « boulevard Henri-Bourassa », en hommage à Henri Bourassa, ancien Premier Ministre du Québec.

 

La portion sur pilotis de l'autoroute Bonaventure vue d'avion
La portion sur pilotis de l’autoroute Bonaventure vue d’avion

 

Vision du projet

La vision du Projet Bonaventure s’est élaborée autour de 3 éléments :

1) Créer une entrée de ville à la fois prestigieuse, fonctionnelle et conviviale

En vue d’améliorer l’image de Montréal aussi bien sur le plan régional, que sur les plans national et international, la création d’un boulevard urbain a été mise à l’ordre du jour avec une esthétique et une qualité d’aménagement bien particulières. Il faut noter que cela s’inscrit dans la volonté de faciliter l’accès au centre-ville de Montréal tout en tenant compte de la variété des besoins des usagers (piétons, automobilistes, cyclistes, etc.)

2) Favoriser un retissage des liens vers les quartiers adjacents dans les axes nord-sud et est-ouest

La portion surélevée de l’autoroute Bonaventure située au nord du canal Lachine constitue une barrière aussi bien sur le plan physique que sur le plan psychologique pouvant nuire aux interactions entre les quartiers bordés par cette dernière. Le projet consiste à démolir cette structure pour améliorer l’environnement des déplacements nord-sud et est-ouest.

3) Favoriser le renouvellement urbain par le biais d’interventions publiques stratégiques

Le Fauborug des Recollets et Griffintown sont actuellement en pleine croissance et il faut soutenir ce dynamisme. Pour ce faire, le réaménagement et le renforcement du secteur situé à la jonction de ces deux quartiers s’avèrent nécessaires.

Vision du futur boulevard urbain remplaçant la structure élevée de l'autoroute Bonaventure
Vision du futur boulevard urbain remplaçant la structure élevée de l’autoroute Bonaventure

Grandes lignes et caractéristiques du projet

La place des transports

L’accès au centre-ville représente une chose primordiale pour le développement de Montréal. Il faut toutefois noter que le centre-ville constitue non seulement  un environnement urbain dense et complexe, mais aussi une destination et un milieu de vie. La Ville de Montréal s’est donnée pour mission d’intégrer les infrastructures de transport au tissu urbain, et le remplacement de la portion surélevée de l’autoroute Bonaventure par un boulevard urbain s’inscrit dans cet objectif.

Le projet Bonaventure doit relever le défi d’accommoder la circulation routière régionale liée à l’autoroute éponyme , ainsi que la circulation locale qui est typique d’un milieu urbain dense et mixte, tout en réalisant un réseau de voies urbaines. Mais pour atteindre les objectifs fixés, il faut prendre en compte l’interaction entre différents moyens de transport, mais aussi la qualité des aménagements et des équipements destinés aux piétons, cyclistes et usagers du transport collectif.

De nombreuses interventions ont été prévues dans le cadre du projet Bonaventure en matière de transport. Celles-ci sont :

– la démolition de l’autoroute Bonaventure au nord de la rue Wellington ;

– le déplacement de l’extrémité nord de l’autoroute de la rue Notre-Dame vers la rue Wellington qui s’en suivra ;

– le réaménagement conséquent des entrées et sorties de l’autoroute Ville-Marie situées entre les rues William et Notre-Dame ;

– le réaménagement des rues Duke et de Nazareth en voies urbaines, encadrées d’arbres et bordées de larges trottoirs ;

– l’aménagement de voies réservées aux autobus dans ces mêmes rues ;

– la construction d’un embarcadère et d’un débarcadère d’autobus pour les usagers des autobus métropolitains ;

– le réaménagement des rues transversales ( de la Commune, Wellington, Ottawa, William, Saint-Paul, Saint-Maurice et Notre-Dame) ;

– enfin, la réalisation de pistes cyclables notamment dans les rues Ottawa et William.

L’aménagement des rues et des trottoirs

Dans le cadre du projet Bonaventure, des critères ont été retenus pour ce qui est de l’aménagement des rues et des trottoirs, notamment en matière de sécurité, de fonctionnalité et d’esthétique. Ces critères sont les suivants :

– la durabilité des matériaux ;

– la facilité d’entretien des équipements ;

– la qualité et la complémentarité des aménagements en matière d’aspect visuel ;

– enfin, le respect des principes de l’accessibilité à tous.

Les interventions prévues pour l’aménagement des rues et des trottoirs ont été élaborées par rapport aux objectifs suivants :

  • ajout de nouvelles sections de trottoirs , notamment du côté ouest de la rue Duke et du côté est de la rue de Nazareth ;
  • aménagement de trottoirs de 6 mètres comprenant un corridor piéton dégagé , linéaire et continu d’environ 3 mètres ;
  • aménagement de larges fosses de plantation près des bordures des trottoirs des rues Duke et de Nazareth dans le but de séparer les piétons des automobilistes ;
  • plantation d’environ 220 arbres d’alignement dans des fosses pouvant également accueillir des plantations arbustives et des graminées ;
  • implantation, au minimum, d’un banc public à chaque section de 100 mètres de trottoir ;
  • enfin, installation de dalles podotactiles dans chaque bateau pavé, dans une perspective d’accessibilité universelle.
Exemple d'aménagement autour du futur  boulevard urbain  Bonaventure
Exemple d’aménagement autour du futur
boulevard urbain
Bonaventure

 

L’aménagement des lieux publics

Afin de remodeler le paysage du secteur du projet Bonaventure et de renforcer le caractère public de l’entrée au centre-ville de Montréal transformée par ce projet, des lieux publics seront aménagés.

Les îlots qui seront libérés par la démolition de la portion surélevée de l’autoroute Bonaventure favoriseront la création d’une importante succession de lieux publics entre les rues Wellington et Notre-Dame. Le concept visé est l’aménagement d’un lieu de promenade offrant une expérience distincte et contrastant avec le rythme des rues avoisinantes.

Au nord de la rue Notre-Dame, ainsi qu’au sud de la rue Wellington, divers lieux publics seront également aménagés et accueilleront des œuvres d’art public majeures, ce qui ajoutera une note distinctive à l’entrée et à la sortie de ville.

Les interventions en matière de lieux publics qui seront réalisées dans le cadre du projet Bonaventure sont les suivantes :

– l’aménagement d’un ensemble de lieux publics paysagers sur les sites libérés par la démolition de l’autoroute Bonaventure actuelle ;

– l’implantation d’œuvres d’art majeures dans les lieux publics de représentation aménagés aux extrémités nord et sud du futur boulevard urbain ;

– enfin, l’embellissement de l’aire d’exercice pour chiens située au coin nord-ouest de l’intersection des rues Duke et Brennan.

La mise en valeur du patrimoine

On constate que le secteur d’intervention du projet Bonaventure possède une histoire riche liée à son passé industrialo-portuaire. Dans le cadre de ce projet de grande envergure, la Ville de Montréal a décidé de mettre en valeur le patrimoine de ce secteur par le biais de diverses interventions visant notamment les vestiges archéologiques, les bâtiments, ainsi que le domaine public.

On peut noter qu’une étude de potentiel, ainsi qu’un inventaire archéologiques ont été réalisés pour le secteur d’intervention afin d’évaluer le potentiel archéologique des sites recensés et de découvrir de nouvelles zones où des ressources archéologiques sont toujours préservées. Lorsque les résultats ont été dévoilés, il a été rendu possible de positionner les nouvelles infrastructures souterraines dans le but de limiter les impacts sur les vestiges archéologiques.

La question de l’écologie

Le projet Bonaventure prévoit également des interventions en matière d’écologie. Celles-ci porteront notamment sur le transport, les eaux de pluie et les sites contaminés.

La Ville de Montréal étudie parallèlement la possibilité d’effectuer diverses interventions supplémentaires portant notamment sur les questions des techniques et des matériaux de construction.

http://projetbonaventure.ca/

Le futur boulevard urbain du projet Bonaventure avec le centre-ville de Montréal en arrière-plan

Le futur boulevard urbain du projet Bonaventure avec le centre-ville de Montréal en arrière-plan
Étapes du chantier

Le chantier du projet Bonaventure doit durer de 2011 à 2017. Il se divise en 4 phases. La 1ère phase (2011-14) se focalise sur la mise à niveau des infrastructures souterraines et des utilités publiques. Les 2 phases suivantes (2015 et 2016) correspondent à la transformation physique de l’autoroute en boulevard urbain, alors que l’ultime phase (2017) se concentrera sur les travaux d’aménagements de surface.

Phase 1 : 2011-2014

La première phase du projet Bonaventure s’étire de 2011 à 2014 et  se focalise sur la mise à niveau des infrastructures souterraines et des utilités publiques.  Elle comprend les chantiers suivants :

  • rues Ottawa (entre les rues Dalhousie et Duke) : remplacement des infrastructures souterraines, construction d’un égout sanitaire et réalisation de travaux de chaussée ;
  • rue de Nazareth (entre les rues Wellington et Saint-Paul) : ajout d’une voie temporaire de circulation ;
  • rue Duke (entre les rues Wellington et Saint-Paul) :  ajout d’une voie temporaire de circulation ;
  • rue Duke (entre les rues Wellington et Saint-Jacques) : remplacement des infrastructures souterraines, des utilités publiques et des trottoirs et début de la réalisation des travaux de chaussée ;
  • rue de Nazareth (entre les rues Wellington et Saint-Jacques) : construction d’un égout sanitaire, réalisation de travaux de chaussée et remplacement des infrastructures souterraines, des utilités publiques des trottoirs (début) ;
  • rue Brennan (entre les rues Ann et Duke) : remplacement des infrastructures souterraines et construction d’un égout sanitaire ;
  • îlot délimité par les rues de la Commune et de Nazareth, ainsi que par l’autoroute Bonaventure : réaménagement de la cour de voirie « de la Commune » ;
  • rue de Nazareth (entre les rues Brennan et Wellington) : remplacement des infrastructures souterraines, construction d’un égout sanitaire et réalisation des travaux de chaussée ;
  • rue William (entre les rues Dalhousie et Duke) : remplacement du collecteur d’égout, remplacement des conduites d’aqueduc principales et secondaires et réalisation de travaux de chaussée ;
  • rue Wellington (entre les rues Ann et Prince) : remplacement des infrastructures souterraines et réalisation des travaux de chaussée ;
  • dessous de l’autoroute Bonaventure (entre les rues Brennan et Wellington) : raccordement de l’égout sanitaire à la chute à neige sur Wellington (début des travaux).

Phase 2 : 2015

  • rue de Nazareth (entre les rues Wellington et Saint-Jacques) : construction d’un égout sanitaire, réalisation des travaux de chaussée et remplacement des infrastructures souterraines, des utilités publiques et des trottoirs (parachèvement) ;
  • autoroute Bonaventure (entre les rues de la Commune et Wellington) : construction des rampes du futur boulevard urbain (début de la portion est) ;
  • site « Riverside » : construction d’une chute à neige (hors plan)
  • site à l’angle des rues de la Commune et de Nazareth : aménagement d’une aire d’exercice canin temporaire ;
  • terrain situé dans l’axe de la rue Dalhousie entre les rues William et Saint-Paul : réaménagement, si requis ;
  • réseaux artériel et local (plusieurs tronçons situés essentiellement en dehors du quadrilatère « de Nazareth/Saint-acques/Duke/Wellington ») : réalisation de diverses interventions requises en matière de circulation ;
  • sortie de l’autoroute Ville-Marie en direction de la rue de Nazareth : réaménagement ;
  • secteur délimité par les rues Brennan et Duke, ainsi que par la rampe de sortie de l’autoroute Bonaventure : remplacement des infrastructures souterraines et réaménagement (début) ;
  • rue Notre-Dame (de l’ouest du viaduc du CN à la rue Duke) : remplacement des infrastructures souterraines et des trottoirs, ainsi que la réalisation de travaux de chaussée (début).

Phase 3 : 2016

  • rue Duke (entre les rues Wellington et Saint-Jacques) : remplacement des infrastructures souterraines, des utilités publiques et des trottoirs, ainsi que la réalisation des travaux de chaussée (parachèvement) ;
  • autoroute Bonaventure (entre les rues de la Commune et Wellington) : construction des rampes du futur boulevard urbain (parachèvement de la portion est) ;
  • accès à l’autoroute Ville-Marie depuis la rue Duke : réaménagement ;
  • accès à l’autoroute Ville-Marie depuis l’autoroute Bonaventure et portion de l’autoroute située au nord de la rue William : démolition ;
  • sortie de l’autoroute Ville-Marie vers l’autoroute Bonaventure : démolition ;
  • autoroute Bonaventure (entre les rues de la Commune et Wellington) : construction des rampes du futur boulevard urbain (début portion ouest) ;
  • autoroute Bonaventure (entre les rues de la Commune et William) : démolition ;
  • rue Notre-Dame (à l’ouest du viaduc du CN à la rue Duke) : remplacement des infrastructures souterraines et des trottoirs, ainsi que réalisation de travaux de chaussée (parachèvement) ;
  • réseaux artériel et local (plusieurs tronçons situés essentiellement dans le périmètre délimité par les rues de Nazareth, Saint-Jacques, Duke et Wellington) : réalisation de diverses interventions requises en matière de circulation ;
  • autoroute Ville-Marie : réalisation de diverses interventions en matière de circulation requises spécifiquement en raison de la suppression du lien autoroutier entre l’A-720 Ouest et l’A-10 Est.

Phase 4 : 2017

  • dessous de l’autoroute Bonaventure (entre les rues Brennan et Wellington) : raccordement de l’égout sanitaire à la chute à neige « Wellington » (parachèvement)
  • secteur délimité par les rues Brennan et Duke, ainsi que la rampe de sortie de l’autoroute Bonaventure : remplacement des infrastructures souterraines et réaménagement (parachèvement) ;
  • autoroute Bonaventure (entre les rues de la Commune et Wellington) : construction des rampes du futur boulevard urbain (parachèvement de la portion ouest) ;
  • seuils nord et sud : implantation d’œuvres d’art ;
  •  îlots centraux (entre les rues Brennan et Saint-Jacques) : aménagement de lieux publics et de trottoirs ;
  • aire d’exercice canin située au coin nord-ouest de l’intersection entre les rues Duke et Brennan : réaménagement ;
  • rue Saint-Maurice (entre l’ouest du viaduc du CN et la rue de Nazareth) : remplacement des trottoirs et réalisation des travaux de chaussée ;
  • rue Saint-Paul (entre l’ouest du viaduc du CN et la rue de Nazareth) : remplacement des trottoirs ;
  • rue William (entre l’ouest du viaduc du CN et la rue de Nazareth) : remplacement des trottoirs ;
  • rue Ottawa  (entre l’ouest du viaduc du CN et la rue de Nazareth) : remplacement des trottoirs ;
  • rue Brennan (entre les rues de la Commune et Duke) : remplacement des trottoirs (tronçons allant de la rue de la Commune à la rue Duke et entre la rue Duke et la rampe de sortie de l’A-10) ;
  • rue de la Commune (entre les rues Smith et Duke) : réalisation des travaux de chaussée.

http://projetbonaventure.ca/wp-content/uploads/2014/11/Sequence_des_travaux_2013-12-18.pdf

Vue aérienne du projet Bonaventure avec les secteurs avoisinant celui-ci
Vue aérienne du projet Bonaventure avec les secteurs avoisinant celui-ci

Conclusion

Le projet Bonaventure fait des plus gros projets de réaménagement urbain à Montréal. Il vise à transformer la portion surélevée de l’autoroute A-10 partant du centre-ville de Montréal, jusqu’au niveau du canal Lachine en un boulevard urbain. Ce réaménagement prendra également en compte la question du transport collectif, de l’environnement, tout en essayant d’améliorer le cadre de vie des secteurs traversés par l’autoroute et proches du centre-ville et du Vieux-Montréal, et de reconfigurer cet accès majeur au cœur de ville. Les travaux doivent se terminer dans le courant de l’année 2017.

 

 

 

 

 

 

Projet urbanistiques dans le Montréal métropolitain – Le réaménagement de l’autoroute Métropolitaine (A-40)

 

L'autoroute Métropolitaine (A-40) vue d'avion
L’autoroute Métropolitaine (A-40) vue d’avion

 

Introduction

L’autoroute métropolitaine (A-40), qui traverse le nord de l’île de Montréal d’ouest en est connait des problèmes, tant sur le plan du trafic automobile que sur le plan de son âge. Ceci concerne plus particulièrement la portion comprise entre l’échangeur Côte-de-Liesse (servant de jonction avec l’autoroute du même nom, soit la 520, menant à l’aéroport Pierre-Eliott-Trudeau) et celui des Laurentides qu’elle partage avec l’autoroute 15 (à partir de l’échangeur Décarie). On constate en effet une circulation dense sur cette autoroute, mais aussi des signes de vétusté, bien qu’elle soit encore en parfait état. Les pouvoirs publics s’interrogent quant à son devenir.

 

Une des structures élevées constituant l'autoroute Métropolitaine en 2007
Une des structures élevées constituant l’autoroute Métropolitaine en 2007

 

Présentation et historique

L’autoroute Métropolitaine a été construite en 1960. 200 000 véhicules l’empruntent chaque jour, plus particulièrement sur le tronçon compris entre l’échangeur Décarie et celui des Laurentides qui est donc le plus fréquenté du Québec.

Bien que la structure de cette autoroute soit encore considérée comme solide, elle affiche des signes de vétusté, puisque les colonnes soutenant celle-ci sont rouillées et couvertes de sel. Cette impression de décrépitude générale est également remarquable par la présence de plusieurs grilles de métal rivées à la structure, sous lesquelles des trous peuvent être visibles.

De plus, des plaques d’une couleur laiteuse sous la dalle révèlent que des travaux de bétonnage s’y sont opérés en 2013, comme en témoigne un pansement adhésif placé sur une fracture ouverte. Par ailleurs, on a relevé, au pied d’un pilier couvert de fissures et de signes tracés à la craie bleue ou orange, la présence d’un gisement de tas de béton détachés de la colonne, ce qui laisse voir une barre d’armature en acier rouillée.

 

Une des structures élevées de l'autoroute Métropolitaine vue depuis la rue Saint-Hubert (Montréal)
Une des structures élevées de l’autoroute Métropolitaine vue depuis la rue Saint-Hubert (Montréal)

 

Diagnostic et rapport d’enquête

Mentions générales

Un rapport d’inspection publié en novembre 2012 dévoile que la structure de l’autoroute Métropolitaine surplombant l’avenue Musset dans l’est de Montréal présente un réseau de fissures parcourant le béton sur les côtés extérieurs, ainsi que des piles et des grandes dalles de béton sous la structure. Ce même rapport mentionne à diverses reprises que ces éléments de la structure sont affligés « défauts de matériaux pouvant réduire de façon importante leurs capacité à supporter les charges. » D’autres rapports d’inspection réalisés à l’automne 2012  évoquent ces mêmes problèmes sur les structures de la Métropolitaine surplombant  les boulevard Provencher, Pie-IX et Saint-Michel, ainsi que les 15e et 18e Avenues dans l’est de Montréal. On en a également constaté sur la portion de l’autoroute surplombant l’avenue Sainte-Croix à Ville-Mont-Royal.

Importance de l’autoroute pour le Montréal métropolitain et nécessité de  la rénover

Ces structures sont en revanche considérées comme n’étant pas vraiment les plus endommagées, ni les plus mal en point sur le parcours de l’autoroute Métropolitaine, qui constitue la colonne vertébrale du réseau routier supérieur aussi bien pour Montréal que pour sa région métropolitaine. D’après les données regroupées dans la section « ponts et structures » sur le site Internet du Ministère des Transports du Québec (MTQ),  cinq des ponts en béton armé formant la portion surélevée de l’autoroute et trois de ses voies d’accès ou de raccordement avec le réseau routier local portent un indice de condition générale (ICG) de 2, ce qui signifie qu’ils nécessitent des travaux majeurs. Ces structures se trouvent sur la partie est de l’autoroute Métropolitaine, entre l’intersection de la rue Saint-Hubert et celle de la 19e Avenue. Ce sont donc au total, 8 structures qui sont concernées par ces travaux jugés nécessaires.

Selon le site internet du MTQ, 27 autres structures routières portent un ICG de 3, c’est-à-dire qu’elles « nécessitent des opérations », comme c’est le cas par exemple du pont de l’avenue Musset.

Pour ce qui est de la totalité de la portion surélevée de l’autoroute Métropolitaine (comprise entre le boulevard Provencher et l’autoroute 520 (autoroute Côte-de-Liesse), ce sont 35 des 51 structures la formant qui devront faire l’objet de « réparations » ou de « travaux majeurs ». Il faut toutefois noter que seulement 16 structures de la Métropolitaine répertoriées par le MTQ qui ne « nécessitent aucune intervention ». Ces dernières sont majoritairement situées entre les échangeurs Décarie et des Laurentides, où le Ministère avait déjà réalisé plusieurs grands chantiers de réaménagement dès 2010.

Dalles et piles fissurées

On a constaté que sur les 51 structures –  qui sont des ponts à dalle évidée construits en béton armé – 37 d’entre elles font l’objet de rapports d’inspection. Les 14 restantes sont décrites sur des fiches d’identification précisant leur indice de condition générale. La moitié d’entre elles « nécessite des réparations », alors qu’aucun rapport d’inspection ne documente leurs déficiences ou dommages respectifs.

Il faut noter que ce sont les dégâts sur les structures situées à l’est de la rue Saint-Hubert qui sont les mieux documentés et les plus visibles. C’est le cas, par exemple, sur le long du pont enjambant la 18e Avenue où l’on constate la présence d’un énorme trou dans le béton laissant voir des barres d’acier rouillées. Par ailleurs, un long rang de barres d’acier rouillées s’étire vers la droite. En ce qui concerne une des structures voisines situées au-dessus de la 15e Avenue, un rapport d’inspection publié en octobre 2012 signale « des défauts majeurs, notamment sur les colonnes E,F, G et H ». Selon ce rapport, des étriers servant à retenir entre elles les barres d’armature ont été « sectionnées », lorsque les aciers ont été mis à nu par des éclatements du béton de surface.

Ce même rapport indique que quelques mètres plus haut, environ 145 000 véhicules roulent quotidiennement sur une chaussée fissurée dans le sens de la largeur le long d’un joint endommagé, « où l’érosion par des abrasifs et des éclatements de béton peuvent réduire de façon appréciable le confort de roulement et la sécurité des usagers ».

Trous et stalactites

Plus à l’est de la Métropolitaine et plus exactement sur le côté nord de la structure surplombant le boulevard Provencher, des stalactites de sels pendent au béton de la structure. Ces dernières proviennent de sels de voirie répandus en hiver sur la chaussée qui se sont infiltrés sous l’asphalte, puis à travers l’ensemble de la structure, avant de « suinter » par les pores du béton, sur le côté extérieur, à proximité d’un drain rouillé.

Lors de l’inspection réalisée en octobre 2012, on a révélé la présence, sous la structure, d’une « fissure importante » sur l’une des piles de béton armé soutenant la dalle, au nord de la structure. Le rapport du MTQ indique par ailleurs l’existence de « fissures en réseaux sur 20% de la surface, délaminage, et éclatements avec armatures apparentes et corrodées sur 15 m² de béton ». Durant l’été 2013, le trou béant, situé en plein centre de cette colonne en béton armé fut encore visible.

Pas d’urgence selon le MTQ

Selon le porte-parole du MTQ, Mario Saint-Pierre, le Ministère ne prévoit pas de réaliser des travaux majeurs d’ici 2015.  Il a d’ailleurs expliqué que « depuis 2010, le MTQ réalise chaque année des travaux de réparations sur des structures de la Métropolitaine dans le but de préserver la fonctionnalité et d’améliorer la sécurité du public ». Il n’a pas pu, en revanche, précisé le nombre d’interventions ou les montants annuels que le MTQ y a consacrés durant ces dernières années.

Pour l’exercice en cours de réalisation, le MTQ a prévu des investissements compris dans une fourchette allant de 50 à 100 millions de $ pour la « Métro » (surnom donné à cette autoroute) en 2013-14. Ces sommes incluaient les travaux prévus pour le réaménagement de l’échangeur Décarie qui ont pris fin en 2014 (il faut noter que leur coût exact n’avait pas été révélé à l’époque, ce qui, par conséquent, n’a pas permis de dévoiler les montants prévus spécifiquement pour réparer les structures endommagées de l’autoroute Métropolitaine).

En revanche, un article paru en août 2013 dans le journal La Presse a dévoilé que des traces des travaux de bétonnage réalisés en surface entre 2012 et 2013  étaient visibles et ce, afin d’empêcher les chutes de morceaux de béton se détachant de la structure. Néanmoins, des dommages plus importants repérés par des rapports d’inspection générale publiés en 2012 sur des piles des structures et des colonnes furent encore visibles.

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201308/25/01-4683064-la-metropolitaine-en-piteux-etat.php

Circulation congestionnée sur la Métropolitaine
Circulation congestionnée sur la Métropolitaine

 

Une volonté de réorganiser la circulation sur l’autoroute Métropolitaine selon le MTQ

En septembre 2014, le MTQ a présenté un plan destiné à réorganiser la circulation  sur l’autoroute Métropolitaine. Le Ministère pense à réorganiser cette dernière sur 3 réseaux à la fois indépendants et parallèles correspondant respectivement au réseau routier local, aux voies de service et aux voies autoroutières.

Scénario global

Même si la forme ou la nature de ce projet de grande envergure ne soit pas vraiment détaillée dans le schéma révisé de la Ville, une étude de circulation menée par la firme d’ingénierie Genivar (devenue depuis WSP) a révélé qu’il serait préférable d’éliminer certains déficiences liées à la conception de l’autoroute elle-même pour améliorer la fluidité du trafic et la sécurité des usagers plutôt que d’ajouter des voies de cicruclation supplémentaires.

Il faut noter que cette stratégie a été mise à l’épreuve dans le cadre des projets de réaménagement des échangeurs reliant la Métropolitaine aux 2 branches de l’autoroute 15 que sont l’autoroute des Laurentides (A-15 Nord, en direction de Laval) et l’autoroute Décarie (A-15 Sud, en direction du centre-ville de Montréal). Ces derniers ont permis de corriger plusieurs problèmes de l’autoroute Métropolitaine nuisant à la fluidité de la circulation et pouvant mettre en danger la sécurité des usagers comme :

– une discontinuité des voies de desserte

– une multiplication des bretelles d’accès

– une interdépendance avec le réseau local

– des bretelles de sorties situées à gauche.

La question des déplacements locaux

Il faut rappeler que le tronçon le plus fréquenté de l’autoroute Métropolitaine, situé entre les échangeurs Décarie et des Laurentides est emprunté par plus de 200 000 véhicules chaque jour, ce qui est en fait le tronçon autoroutier le plus achalandé du Québec. Comme il a été construit en plein milieu de Montréal, et que l’emprise autoroutière est bordée par un cadre bâti, il a fallu réaliser une étude de circulation fine dans le but de mieux connaître l’origine de ces centaines de milliers véhicules y circulant.

Les ingénieurs ont ainsi pu établir que le trafic trop important sur la Métropolitaine est dû notamment à la présence de milliers de véhicules qui empruntent l’autoroute pour des déplacements de nature locale, puisqu’elle comporte de nombreuses bretelles directement connectées à des rues locales, ce qui encourage, par conséquent, ce type de déplacements alourdissant le trafic autoroutier.

Dans un résumé rendu public durant une présentation à l’Association du Transport du Canada (ATC), on a déclaré que « l’étude a conclu que le simple ajout de voies de circulation n’augmente pas automatiquement la capacité puisque le tronçon est circonscrit et d’autres contraintes à l’extérieur du tronçon élargi limitent les gains potentiels. »

Une « refonte complète du réseau » a été jugée préférable pour rétablir la hiérarchie entre les réseaux de transport de manière à favoriser non seulement les déplacements locaux sur le réseau municipal, mais aussi les mouvements autoroutiers sur les voies rapides, ainsi que les transferts de circulation d’un réseau à l’autre par des voies de desserte.

L’avenir des structures surélevées

Dans un article du journal La Presse paru en septembre 2014, on peut lire que l’avenir des structures surélevées composant une grande partie de l’autoroute Métropolitaine à l’horizon 2031 reste inconnu.

Le chef de l’opposition au conseil municipal de Montréal, Richard Bergeron a déclaré que le chantier de l’autoroute Métropolitaine risquerait « d’être trois à quatre fois plus gros que celui de l’échangeur Turcot, parce qu’il n’y aura pas d’autre choix que de le mettre en souterrain ». Il justifie cette affirmation en rappelant qu’il y a des bâtiments de chaque côté de l’autoroute. Le politicien pense que  le projet de réaménagement de l’autoroute Métropolitaine serait comparable à celui du Big Dig réalisé à Boston (Massachussetts, USA) : il s’agit d’une mise en souterrain de voies rapides, afin de limiter les nuisances sonores et la pollution atmosphérique.

Le Big Dig à Boston (Massachussetts, USA) : source d'inspiration pour l'enfouissement de l'autoroute Métropolitaine
Le Big Dig à Boston (Massachussetts, USA) : source d’inspiration pour l’enfouissement de l’autoroute Métropolitaine

Le conseiller municipal et responsable de l’urbanisme au comité exécutif de Montréal, Russell Copeman (également maire de l’arrondissement Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce), pense, de son côté, qu’il n’y a « que deux choix » : soit maintenir la Métropolitaine dans sa structure actuelle, soit l’enfouir sous la terre. Il ajoute que « la mettre dans le sol coûterait des milliards de $ », vu qu’il s’agit d’un projet pharaonique et « qu’on n’y est pas encore là ».

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201409/24/01-4803031-le-mtq-veut-reorganiser-la-circulation-sur-la-metropolitaine.php

Conclusion

Le réaménagement de l’autoroute Métropolitaine, qui est la plus fréquentée au Québec, constitue un des plus importants chantiers sur le point de se réaliser dans le Montréal métropolitain pour les années à venir. Il se retrouve confronté à deux choix de réalisation : sa restructuration et son enfouissement. Pour certains élus, ce projet serait possible, mais pour d’autres, c’est l’inverse, en raison des coûts onéreux quant à sa réalisation.

 

 

 

 

 

Projets urbanistiques dans le Montréal métropolitain – Le réaménagement de l’échangeur de Dorval

 

Vue aérienne de l'échangeur Dorval avant et après les travaux de réaménagement
Vue aérienne de l’échangeur Dorval avant et après les travaux de réaménagement

 

 

Introduction

La reconfiguration de l’échangeur Dorval, situé à proximité de l’aéroport international de Montréal-Pierre-Eliott-Turdeau, vise à séparer les grands mouvements de circulation que sont les échanges autoroutiers, les déplacements locaux, ainsi que les accès à l’aéroport.

Vue aérienne en 3D du projet de réaménagement de l'échangeur Dorval
Vue aérienne en 3D du projet de réaménagement de l’échangeur Dorval

Localisation du projet et problématiques

L’échangeur Dorval se situe au croisements des autoroutes 20 (également connue sous les noms d’Autoroute du Souvenir et de Boulevard Montréal-Toronto, par rapport au fait qu’elle relie ces deux grandes métropoles canadiennes ) et 520 (également connue sous le nom d’Autoroute Côte-de-Liesse), dans la municipalité de Dorval, à l’ouest de l’île de Montréal. Construit en 1963, il constitue le principal accès à l’aéroport international Pierre-Eliott-Trudeau (anciennement Montréal-Dorval) et il est donc considéré comme un élément vital de l’économie de la métropole québécoise. Cette structure, constituée du rond-point Dorval et de l’échangeur de ces deux autoroutes est confrontée à des problèmes quotidiens de congestion. En effet, les usagers de la route empruntent actuellement le rond-point Dorval aussi bien pour se rendre sur l’autoroute, que pour circuler sur les rues locales ou accéder à l’aéroport. La complexité de ces trajets et le nombre élevé d’entrecroisements génèrent une insécurité pour les usagers occasionnels. Il faut ajouter que les liens piétonniers et cyclables entre les portions nord et sud de Dorval sont jugés inadéquats.

Viaduc de l'autoroute 20 surplombant le rond-point Dorval au niveau de l'échangeur
Viaduc de l’autoroute 20 surplombant le rond-point Dorval au niveau de l’échangeur

De plus, le viaduc franchissant le rond-point présente « des fissures affectant la capacité du côté extérieur de la dalle à supporter et à distribuer les charges de façon appréciable » selon un rapport publié par Transports Québec en 2007 et ce, en dépit de la solidité de la structure. Cela impose la nécessité de remplacer le viaduc par un nouveau, ce qui n’était pas prévu dans les plans de réaménagement de l’échangeur Dorval.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2013/06/20/009-chantier-rond-point-dorval-viaduc-delais.shtml

 

Vue aérienne des travaux de réaménagement de l'échangeur Dorval
Vue aérienne des travaux de réaménagement de l’échangeur Dorval

 

Grandes lignes et caractéristiques du projet

Objectifs du projet

Les objectifs du réaménagement de l’échangeur Dorval :

  • Faciliter l’accès à l’aéroport et les divers trajets routiers locaux et régionaux
  • Accroître la fluidité de la circulation dans l’échangeur
  • Améliorer l’accès et le desserte en matière de transport collectif
  • Réduire les temps de parcours pour les autobus
  • Augmenter la sécurité routière
  • Améliorer les déplacements et la sécurité pour les piétons et les cyclistes
  • Favoriser l’implantation d’une navette ferroviaire entre le centre-ville de Montréal, l’aéroport Pierre-Eliott-Trudeau et l’ouest de l’île de Montréal
  • Améliorer la qualité de vie des résidents
  • Soutenir l’activité économique locale, régionale et nationale.
Vue aérienne en 3D du projet
Vue aérienne en 3D du projet

Initiateurs et maîtres d’ouvrage du projet

Ce projet a été élaboré conjointement par le Ministère des Transports du Québec (MTQ), Transports Canada, la Ville de Montréal, Aéroports de Montréal (ADM) et la Cité de Dorval. Il est réalisé dans le cadre de l’entente entre le Gouvernement du Canada et le Gouvernement du Québec, en vertu du Fonds canadien sur l’infrastructure stratégique. Le maître d’ouvrage pour la réalisation des travaux est le MTQ.

 

Détail du projet de réaménagement de l'échangeur Dorval figurant une bretelle d'accès direct à l'aéroport depuis l'autoroute 20
Détail du projet de réaménagement de l’échangeur Dorval figurant une bretelle d’accès direct à l’aéroport depuis l’autoroute 20

Coûts et financement du projet

Le projet coûte 224 millions de $.

  • Transports Canada y a investi 55 millions de $.
  • Le Ministère des Transports du Québec y a investi 89 millions de $
  • La Ville de Montréal y a investi 40 millions de $
  • Aéroports de Montréal y a investi 20 millions de $
  • Enfin, Fiducie 2008 y a également investi 20 millions de $ pour l’infrastructure de transport en commun.

Échéancier de réalisation

La réalisation de ce projet devait durer de 2009 à 2013. Des travaux préparatoires ont été effectués durant l’automne 2008.

Travaux réalisés dans le cadre du projet

Le réaménagement de l’échangeur Dorval se caractérise par les travaux suivants regroupés à travers trois axes :

a) Création de liens routiers directs

  • Aménagement de bretelles d’accès directs entre l’aéroport et l’autoroute 20 en provenance et en direction du centre-ville
  • Aménagement d’une bretelle d’accès direct entre l’aéroport et l’autoroute 20 Ouest (en provenance et en direction de Toronto)
  • Aménagement d’une bretelle d’accès direct entre l’aéroport et l’autoroute 520 Est
  • Création de liens directs entre les autoroutes 520 et 20 en provenance et en direction de l’ouest de l’île de Montréal.

b) Réaménagement de l’avenue Dorval

  • Transformation du rond-point Dorval en deux intersections avec feux de circulation
  • Prolongement de l’avenue Dorval sous l’autoroute 20 et les voies ferrées jusqu’à l’avenue Michel-Jasmin
  • Aménagement d’une piste cyclable et de trottoirs en bordure de l’avenue Dorval pour favoriser des déplacements sécuritaires entre le nord et le sud.

c) Transport actif et collectif

  • Déménagement et agrandissement du terminus Dorval de la STM
  • Aménagement de trottoirs et d’une piste cyclable pour améliorer les accès au terminus de la STM, à la gare Dorval de l’AMT (ligne Montréal/Vaudreuil-Hudson) et de VIA Rail et à l’aéroport international Pierre-Eliott-Trudeau de Montréal
  • Aménagement de l’emprise nécessaire à l’implantation de la future navette ferroviaire entre le centre-ville de Montréal, l’aéroport et l’Ouest-de-l’île.

http://www.montrealgazette.com/pdf/depliant_dorval.pdf

Circulation au niveau de l'échangeur Dorval pendant les travaux
Circulation au niveau de l’échangeur Dorval pendant les travaux

Évolution du chantier et date d’achèvement

Les travaux de réaménagement de l’échangeur Dorval ont débuté en 2007. Ils auraient dû être achevés en 2013. Ce n’est malheureusement pas le cas, puisqu’ils ne font que perdurer, au point d’enrager les automobilistes. Le maire actuel de Montréal, Denis Coderre, a même considéré ce chantier de grande envergure comme une véritable farce.

Circulation au niveau du chantier
Circulation au niveau du chantier

Cependant, le nouveau Ministre des Transports du gouvernement Couillard, M. Robert Poëti, pense que l’ensemble du chantier devrait être complété en 2017. Cette affirmation a été justifiée par Transports Québec, qui prévoit de terminer les accès en provenance et en direction de l’aéroport Pierre-Eliott-Trudeau d’ici la fin de cette année-là. Une fois achevées, ces nouvelles voies favoriseront la fluidité du trafic entre l’aéroport de Dorval et le centre-ville de Montréal.

Impacts des travaux de réaménagement de l'échangeur Dorval sur la circulation
Impacts des travaux de réaménagement de l’échangeur Dorval sur la circulation

Il faut toutefois noter que 2017 ne sera pas vraiment la date estimée de la fin des travaux, car il y aura également des chantiers dans la portion nord de l’échangeur jusqu’en 2019, ce qui risquera une fois de plus gêner la circulation sur la structure. Par ailleurs, Transports Québec ignore quand la portion sud de l’échangeur sera complétée, d’autant plus que les chantiers pourraient éventuellement continuer après 2020.

Le fait que le réaménagement d’une portion de l’échangeur tarde à être achevé génère des impacts négatifs sur le secteur environnant, puisqu’il y a un conflit entre le propriétaire de l’hôtel Best Western (proche de l’aéroport et de l’échangeur Dorval) et le gouvernement. Par ailleurs, certains pourparlers avec le Canadien Pacifique (CP) ne s’éternisent.

Le coût de ce projet de grande envergure va augmenter par conséquent, puisqu’il va passer de moins de 250 millions de $ à plus d’un demi-milliard de $.

 

http://ici.radio-canada.ca/regions/montreal/2014/09/05/007-echangeur-dorval-fin-travaux-2017-robert-poeti.shtml

 

Conclusion

Le projet de réaménagement de l’échangeur Dorval, qui a débuté en 2007, aurait du être complété en 2013. Mais celui-ci perdure en raison de problèmes financiers, d’un conflit entre le propriétaire d’un hôtel proche de cette structure et de l’aéroport Pierre-Eliott-Trudeau et les pouvoirs publics chargés du projet, et de négociations avec le CP qui sont loin d’être terminées. On estime alors que les travaux, dans leur totalité, ne s’achèveront pas avant la décennie 2020 et par conséquent, les problèmes de circulation dans le secteur ne seront pas vraiment réglés.

Projets urbanistiques dans le Montréal métropolitain – Le réaménagement de la partie nord de l’échangeur Décarie

 

 

Vue aérienne de l'échangeur Décarie
Vue aérienne de l’échangeur Décarie

 

Introduction

Le projet de réaménagement de la partie nord de l’échangeur Décarie consiste à améliorer la sécurité et la fonctionnalité de cet échangeur, à réduire la congestion sur l’autoroute 40 en direction ouest et sur l’autoroute Décarie (A-15) en direction nord, mais aussi à favoriser le transport collectif, ainsi qu’à améliorer les liens entre le réseau routier municipal et le réseau autoroutier. Le Ministère des Transports du Québec (MTQ) a investi 110 millions de $ pour ce projet à l’horizon 2013.

Vue aérienne de l'échangeur Décarie dans les années 1950
Vue aérienne de l’échangeur Décarie dans les années 1950
Vue aérienne de l'échangeur en 1967
Vue aérienne de l’échangeur en 1967

 

Historique

L’échangeur Décarie a été construit dans les années 1950. À l’époque, on ne pensait pas que cette structure serait conçue pour recevoir autant de circulation qu’aujourd’hui. Il faut noter que les automobiliste qui l’empruntent de nos jours sont contraints de faire plusieurs manœuvres pour traverser ce méandre d’intersections et d’entrecroisements où l’on a recensé plus de 1 600 accidents de la circulation entre 2003 et 2007. Pour la petite information, on dénombre plus de 280 000 véhicules transitent par l’échangeur Décarie chaque jour.

Carte représentant le secteur de l'échangeur Décarie
Carte représentant le secteur de l’échangeur Décarie
Carte en 3D du secteur de l'échangeur Décarie
Carte en 3D du secteur de l’échangeur Décarie
Circulation dense sur l'échangeur Décarie
Circulation dense sur l’échangeur Décarie

 

Grandes lignes du projet

Le chantier a débuté en 2011. Les grandes lignes du projet sont les suivantes :

  • la construction d’un nouveau tronçon de la voie de desserte de l’autoroute 40 en direction ouest dans le but d’établir un lien direct est-ouest de la voie de desserte;
  • la reconfiguration des accès aux boulevards Décarie et Marcel-Laurin
  • le réaménagement d’une partie du boulevard Décarie et de la rue Dion
  • l’ajout d’une voie de circulation dans la bretelle menant de l’autoroute Décarie (A-15) en direction nord a l’autoroute 40 et à sa voie de desserte en direction ouest;
  • enfin, le réaménagement de l’intersection entre l’avenue Sainte-Croix, le chemin Lucerne et celui de la Côte-de-Liesse.

Il faut également ajouter que le réaménagement de l’échangeur s’inscrit dans la volonté de redévelopper des liens routiers entre l’arrondissement montréalais de Saint-Laurent et la municipalité de Ville-Mont-Royal.

Les autobus de la STM empruntant le boulevard Décarie ne seront pas en reste, puisqu’ils bénéficieront en effet de mesures préférentielles pour passer d’un côté à l’autre de la Métropolitaine.

Le MTQ (Ministère des Transports du Québec) ajoutera par ailleurs une voie de circulation dans la bretelle menant de l’autoroute Décarie Nord à la voie de desserte de la Métropolitaine Ouest. Cela devrait contribuer à la fluidité de la circulation au cœur de l’échangeur.

Il faut noter qu’une partie importante des travaux a lieu de nuit, ainsi que pendant les week-ends.

Le MTQ a par ailleurs publié en novembre 2010 une vidéo de 5 minutes qui illustre en détail les interventions prévues dans le secteur de l’échangeur Décarie durant la période 2011-14.

Voir cette vidéo sur You Tube : https://www.youtube.com/watch?v=xaLpwmMte2c

Consuter cet article publié dans l’édition du 4 novembre 2010 du journal La Presse :

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201011/04/01-4339182-echangeur-decarie-un-projet-damelioration-de-110-millions.php

Vue aérienne de l'échangeur Décarie après le chantier
Vue aérienne de l’échangeur Décarie durant le chantier

Évolution des travaux

En décembre 2012, une étape importante du projet a été franchie, avec la mise en service de la nouvelle voie de desserte de l’autoroute 40 en direction ouest à la hauteur de l’échangeur. Parallèlement, les principales interventions visant le réaménagement de la rue Dion,  celui l’intersection entre l’avenue Sainte-Croix et le chemin Lucerne ainsi que du chemin de la Côte-de-Liesse ont été achevées.

À la fin du mois de février 2013, des entraves ont été mises progressivement en place, afin de poursuivre le réaménagement du réseau routier municipal dans le secteur de l’échangeur Décarie et d’effectuer les travaux consistant à raccorder le nouveau tronçon de la voie de  desserte de l’autoroute 40 en direction ouest aux boulevards Marcel-Laurin et Décarie.

Voir ce dépliant :

avoidbedbugs.info/pls/portal/…/DB32741BC9478024E0430A93013280…

Vue aérienne de l'échangeur Décarie après le chantier
Vue aérienne de l’échangeur Décarie après le chantier
Fin des travaux
En octobre 2014, une importante étape du projet de réaménagement de l’échangeur Décarie nord a été franchie avec la mise en service d’une seconde voie de circulation dans la bretelle menant de l’autoroute 15 Nord  (Autoroute Décarie) à l’autoroute 40 Ouest (Autoroute Métropolitaine). Cela a ainsi favorisé une division de la circulation, puisque la voie de gauche permet désormais aux usagers de la route de rejoindre directement l’autoroute 40 Ouest, alors que celle de droite leur permet d’accéder au chemin de la Côte-de-Liesse Ouest et à l’autoroute 520 (en direction de l’aéroport international Pierre-Eliott-Trudeau).
La mise en service de cette nouvelle voie de circulation a mis fin aux principales interventions du projet de réaménagement de la partie nord de l’échangeur Décarie.
 http://www.newswire.ca/fr/story/1426126/reamenagement-de-la-partie-nord-de-l-echangeur-decarie-mise-en-service-d-une-seconde-voie-de-circulation-dans-la-bretelle-menant-de-l-autoroute-15-nord
Conclusion

Le réaménagement de la partie nord e l’échangeur Décarie s’inscrit dans le projet réaménagement de l’autoroute Métropolitaine (autoroute 40). À long terme, il permettra d’établir un véritable lien routier entre l’arrondissement montréalais de Saint-Laurent et la municipalité  de Ville-Mont-Royal, mais aussi d’améliorer la circulation au niveau de l’échangeur.

 

 

 

Projets urbanistiques dans le Montréal métropolitain – Le réaménagement de l’échangeur des Laurentides

Vue aérienne des travaux de réaménagement de l'échangeur des Laurentides
Vue aérienne des travaux de réaménagement de l’échangeur des Laurentides

Introduction

Le réaménagement de l’échangeur des Laurentides s’est inscrit dans le cadre du projet majeur d’optimisation du boulevard Métropolitain à Montréal, également connu sous le nom d’Autoroute Métropolitaine, puisque ce tronçon majeur est emprunté par l’autoroute 40. Suite à des expertises réalisées sur les ponts d’étagement de cet échangeur, le Ministère des Transports du Québec (MTQ) a décidé de mettre en place un programme d’amélioration de ce secteur névralgique du réseau supérieur autoroutier.

C’est ainsi que fut entrepris le déplacement de la bretelle de sortie de l’A-40 est vers l’A-15 nord (Autoroute des Laurentides) du côté gauche de l’autoroute sur le côté droit. Ce nouvel aménagement a également été à l’origine du déplacement d’une partie de l’A-40 est vers le nord, de même que le remplacement de deux autres structures de l’échangeur.

Il faut également préciser que ce projet de grande envergure devait être lié à d’autres projets actuels et futurs situés à proximité de ce dernier comme le réaménagement de l’échangeur Décarie et Côte-de-Liesse (qui fera l’objet d’un prochain article), de même que la réfection de l’autoroute 40. À cet effet, la géométrie de la bretelle A-40 Est vers A-15 Nord a été conçue dans l’objectif de permettre la sortie à 2 voies de large tout en advenant que l’autoroute Métropolitaine soit éventuellement élargie à 4 voies en direction Est.

La programmation des travaux fut réglée à la minute près. La position
Voir la vidéo du groupe Canam illustrant le projet : https://www.youtube.com/watch?v=Y6xCWuSJ-f4

Circulation sur l'autoroute 40 est au niveau de l'échangeur des Laurentides
Circulation sur l’autoroute 40 est au niveau de l’échangeur des Laurentides

Localisation du projet et grandes lignes

L’échangeur des Laurentides se situe au croisement des autoroutes 40-Est (ralliant Montréal à Québec via Trois-Rivières)  et 15-Nord (ralliant Montréal à Mont-Tremblant) entre le rond-point de l’Acadie à l’est et l’échangeur Décarie à l’ouest, entre les arrondissements montréalais de Saint-Laurent et d’Ahunstic-Cartierville et la municipalité de Ville-Mont-Royal. L’échangeur se trouve également à proximité du Marché central.

Le projet consiste à remplacer un pont d’étagement qui est un pont courbe de type dalle évidée en béton armé. Cette structure, construite en 1960, présente deux appuis en porte-à-faux de type chaise qui présentent un grand problème. Cela a obligé l’utilisation d’une méthode de démantèlement bien particulière.

En 2010, le Consortium SNC-Lavalin/Cima+/Génivar, en accord avec le MTQ, a fixé le concept définitif du réaménagement de l’échangeur des Laurentides dont le but principal était de remplacer la structure de la bretelle de sortie de l’A-40 Est vers l’A-15 Nord pour décembre 2011. Pour cela, le Consortium a dû jouer un rôle déterminant dans la définition de l’ensemble des travaux à réaliser, ainsi que dans la planification de chacune des tâches tout en respectant l’écheancier du projet.

Pour réaliser ce projet, le défi de taille consiste à maintenir et à gérer la circulation durant les travaux.  Le secteur de l’échangeur des Laurentides constitue effectivement un endroit névralgique sur l’île de Montréal, ce qui a conduit à mettre en place une coordination avec divers intervenants, ainsi qu’un important plan de maintien de la circulation.

Dès le début de ce chantier, des aménagements temporaires ont été construits. L’ensemble des autres travaux a été effectué à l’intérieur d’une séquence de construction bien définie, tout en tenant compte du maintien de la circulation. Cela a nécessité 6 phases de travaux.   C’est l’entreprise G.T.S. qui a été mandaté pour les travaux.

Circulation sur l'autoroute 40 au niveau du chantier de réaménagement de l'échangeur des Laurentides
Circulation sur l’autoroute 40 au niveau du chantier de réaménagement de l’échangeur des Laurentides

Travaux et mesures extraordinaires

Ce chantier a nécessité la fermeture complète de l’autoroute 40 dans les deux directions à hauteurr de l’échangeur des Laurentides (y compris les bretelles d’accès vers l’est) d’une durée de 12 heures,  dans le but de réaliser le montage de la charpente d’acier de la structure courbe C’est d’ailleurs la toute première fois qu’on faisait cela au Québec.

Afin de permettre une gestion efficace de la circulation, il a fallu mettre en place un plan global de communication d’annonces de fermetures et de détours, mais aussi un important déploiement de services policiers et d’agents de la circulation, de même que des avis constants à la radio-circulation durant la nuit.

Installation d'une poutre-caisson durant le chantier de réaménagement de l'échangeur des Laurentides
Installation d’une poutre-caisson durant le chantier de réaménagement de l’échangeur des Laurentides

Installation de 10 poutres caisson

La nouvelle structure à tabliers de caissons d’acier est considérée comme la plus haute de l’échangeur, puisqu’elle passe au-dessus de l’autoroute 40 dans ses deux directions. Les 10 sections formant la totalité de la charpente (soit 310 mètres de poutre et 458 tonnes d’acier) n’avaient pas été complètement préassemblées en raison du fait que le rayon de courbure des poutres qui réduisait le nombre de poutres pouvant être assemblées en fonction de l’espace disponible. La fabrication devait être précise. Celle-ci a été réalisée par l’entreprise Structal-ponts.

Une des poutres-caisson ayant servi au réaménagement de l'échangeur des Laurentides
Une des poutres-caisson ayant servi au réaménagement de l’échangeur des Laurentides

Il est important de noter que la programmation des travaux fut réglée à la minute près. En effet, la position, ainsi que l’ordre d’arrivée en chantier de chacune des sections ont été minutieusement établis dans le but de diminuer les déplacements sur le chantier. La dimension des poutres-caissons et la configuration des lieux ont nécessité le levage en tandem de chaque poutre. Il a également fallu mettre à contribution une grue hydraulique (la plus grande au monde !) pour porter la section la plus lourde (elle mesure 60 tonnes) sur une distance de plus de 90 mètres.

Grues sur le chantier du réaménagement de l'échangeur des Laurentides
Grues sur le chantier du réaménagement de l’échangeur des Laurentides

Un système de levage sur mesure a été conçu spécialement pour attacher les poutres aux grues. Il faut ajouter que la séquence de montage doit respecter un ordre de boulonnage et de relâchement des charges par les grues afin d’assurer l’intégrité de la structure.

Installation d'une poutre-caisson durant le réaménagement de l'échangeur des Laurentides
Installation d’une poutre-caisson durant le réaménagement de l’échangeur des Laurentides

Le sous-traitant chargé d’ériger la charpente fut l’entreprise Les Structures Universelles Inc.  Le chantier a mobilisé 10 grues opérées par 20 grutiers et 30 monteurs d’acier afin de réaliser ces travaux. Une opération d’une telle envergure n’avais jamais été réalisée dans un court délai.

Voir cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=W4mxBIY_YFg

Démolition d’un pont à l’aide d’un pont roulant

Avec la complexité des travaux et le développement d’une nouvelle approche du MTQ favorisant la gestion de risques, il a fallu mettre en place une méthode innovatrice de démolition pour la structure courbe P-09706. C’est une méthode innovante, car elle n’avait jamais été utilisée dans le cadre d’un projet du MTQ et ce ne fut d’ailleurs  que la deuxième fois qu’elle fut utilisée pour la démolition d’un pont au Québec. Ce fut en même temps la première fois que cela s’opérait pour une travée d’une telle portée en courbe (25 mètres) et au-dessus de voies de circulation. Cette démolition a été réalisée par l’entreprise Excavation René St-Pierre.

Chantier du réaménagement de l'échangeur des Laurentides en 2012
Chantier du réaménagement de l’échangeur des Laurentides en 2012

Cette méthode de démolition se caractérise par deux poutrelles de supports qui furent poussées à partir de l’approche, parallèlement à l’axe de la route jusqu’à la travée à démolir. Ces dernières ne furent appuyées qu’aux piles et ne sollicitaient donc aucun autre point en travée. Deux poutres mobiles furent placées sur le dessus des poutrelles perpendiculairement à leur axe.

Il faut noter que ces deux poutres se déplaçaient sur un système de rails et de treuils placé au-dessus des poutrelles de support jusqu’à la travée à démolir. Deux vérins ont été installés sur chacune des poutres mobiles. La structure à démolir pouvait alors être attachée aux vérins, sciée par le dessus et déplacée jusqu’à l’approche afin d’y être démolie de manière sécuritaire.

Cette méthode offrait deux grands avantages :

– une meilleure gestion de la circulation

– une meilleure gestion des risques (notamment d’effondrement de la structure).

Ceci pourrait représenter un outil incontournable en matière de démolition de ponts d’étagement, ainsi que d’autres projets de remplacement de structures par le MTQ.

Il s’agit en fait d’une méthode favorisant une meilleure gestion des aires de travail, mais aussi une meilleure gestion du temps requis pour des opérations de ce type.

Conclusion

Le réaménagement de l’échangeur des Laurentides fait partie des nombreux projets de ce type dans le Montréal métropolitain. Il se distingue toutefois des autres projets par rapport à une méthode innovante au Québec : des opérations d’installation de poutres-caisson et de démolition de travée à chaise qui se sont avérées être un succès aussi bien du point de vue du résultat final anticipé que de point de vue de la sécurité des usagers des autoroutes 15 et 40. Les travaux se sont terminés courant 2012.

http://www.bv.transports.gouv.qc.ca/mono/1139715/15_Reamenagement_echangeur_Laurentides.pdf